armoiries de la romieu

Blason de LA ROMIEU

la romieu carte postale ancienne

Carte postale ancienne

La Romieu - Porte Nord

eglise collegiale st pierre la romieu

L'église collégiale

chapiteau du cloitre de la romieu

Chapiteau du cloître

chapiteau cloitre du XIV

Chapiteau du cloître

cloitre de la romieu

Le cloître du XIV

angle du cloitre de la romieu
tour du cardinal la romieu

La tour du cardinal

vitrail du choeur de la collegiale de la romieu

Vitrail dans la collégiale

vitrail d'arnaud d'aux

Arnaud d'Aux de Lescout

staue dans la collegiale de la romieu

Saint Antoine - La Romieu

Accueil > Collégiale St Pierre

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Présentation

ROMIEU vient du mot gascon "ROUMIOU" en souvenir du moine Allemand Albert, qui, revenant d'un pèlerinage à Saint Jacques de Compostelle, s'arrêta en ces lieux pour y implanter une petite fondation ecclésiastique sur une terre des Seigneurs de Firmacon, Vicomtes de Lomagne, au XIè siècle (Sauveté).

Au XIVè siècle, le village prit de l'importance lorsqu'Arnaud d'Aux, haut dignitaire de la Cour Pontificale et enfant du pays, éleva dans le village la Collégiale Saint Pierre (1312-1318) , le cloître et le palais.

Il transforma la communauté Bénédictine en un collège de 14 chanoines réguliers, dirigés par un doyen et un sous doyen.

Il sera pendant cette période Président du Procès des TEMPLIERS.

Arnaud d'Aux mourut vers 1321 en Avignon; son corps repose dans un enfeu de la Collégiale.

En 1575, le village et l'ensemble collégial ont souffert du passage des troupes protestantes de MONTGOMERY. Le cloître fût incendié, les verrières murées.

Lors de la Révolution Française, on brûla une partie des archives ainsi que le jubé qui séparait l'église en deux sections distinctes. La collégiale devint église paroissiale.

Aujourd'hui, la Collégiale et son cloître (classés Monuments Historiques depuis 1901) ont été inscrits au Patrimoine Mondial de l'Humanité par l'UNESCO depuis 1998. La tour dite "du Cardinal", vestige de l'ancien Palais fût elle aussi classée Monument Historique en 1928.

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Historique

L'ensemble architectural de La Romieu est un magnifique exemple du mécénat exercé par des dignitaires de la cour papale d'Avignon et dont la France méridionale fut la principale bénéficiaire.

La Romieu avant le début du XIVè siècle :

On a tendance à mettre le nom en relation avec le mot gascon "Roumiou" qui signifie pèlerin. Plus précisement pense-t-on au pèlerin allemand Albert qui, avec un compagnon, serait à l'origine de la localité. Tous deux avaient fait voeux de se rendre à Rome. Après avoir visité la ville sainte et reçu la bénédiction du pape, ils s'en revinrent par la France et traversèrent la Gascogne. Afin de s'adonner entièrement à la prière, ils s'établirent dans un lieu solitaire de la forêt de Firmacon, que leur avait donné le vicomte de Lomagne. La cella fondée par les pèlerins devint rapidement le siège d'un prieuré bénédictin dépendant de St Victor de Marseille. C'est ce qu'indique une charte du 28 mai 1082 par laquelle Odon, vicomte de Lomagne, et sa femme Adélaïde renouvellent solennellement à l'abbaye St Victor de Marseille la donation antérieurement faite au pèlerin Albert. A cette date une localité est en train de se développer à proximité de l'ancien ermitage et la charte énumère les droits, justices et privilèges qui y sont concédés aux moines marseillais.

Une première église, destinée au prieuré, fut construite sous le vocable de Notre Dame. Elle se trouvait sur la place actuelle du village de La Romieu, à l'ouest de l'église existante, près de la mairie. On la distinguera de la primitive église paroissiale de la localité, dite Saint Jean de la Rouède, dont il subsiste les ruines près de la porte de Rouède.

A la suite de dissensions avec le vicomte de Lomagne, l'abbé de Saint Victor se dessaisit des droits qu'il possédait dans la localité de La Romieu, le 12 octobre 1258, en faveur d'Alphonse de Poitiers. A la mort de ce dernier, ces droits passèrent au roi de France avec le comté de Toulouse.

L'abandon par Saint Victor de Marseille de sa seigneurie sur la ville de La Romieu précéda de peu la vente du prieuré lui-même à un gascon originaire du pays, ayant fait une brillante carrière ecclésiastique et politique : le cardinal Arnaud d'Aux.

Le Cardinal Arnaud d'Aux (vers 1270-1321) :

Ce personnage appartenait à la noblesse locale. Il serait né entre 1260 et 1270 sur la terre de Montpellier, aux portes même de La Romieu. Après avoir fait ses premières études à Agen, il étudia le droit à Orléans d'abord, puis à Bologne, où il aurait noué une solide amitié avec son parent Bertrand de Got, le futur Clément V.

A la mort de ses parents, en 1291, il embrassa l'état ecclésiastique et fut pourvu d'un canonicat à Coutances. Ses relations l'attirèrent bientôt à Bordeaux auprès de l'archevèque Bertrand de Got, qui le nomma son grand vicaire. A Lyon le 14 novembre 1305, il assista au couronnement du pape gascon. Il fut ensuite chargé d'une mission diplomatique à la cour de France, qui lui valut l'évéché de Poitiers, dont il prit possession le 3 mai 1309. Deux ans plus tard il devenait camérier du pape, poste qu'il conserva sous Jean XXII jusqu'en 1319. Il devait mourir en 1321.

On conçoit que ce gascon, favorisé par le sort, ait voulu laisser le témoignage durable d'une forture aussi rare. A l'exemple d'autres cardinaux d'Avignon, il le conçut sous l'aspect d'une "livrée" ou palais auquel fut joint une fondation pieuse, et il établit le tout à La Romieu, c'est à dire au berceau même de sa famille.

Fondation de la collégiale de La Romieu :

Vers 1312, Arnaud d'Aux acheta aux consuls et aux habitants de La Romieu un terrain appuyé aux fossés de la ville et la partie correspondante de ces fossés qu'il fit assécher pour en creuser de nouveaux un peu plus loin. Afin de pas avoir à s'opposer aux Bénédictains de St Victor de Marseille, il acheta leur départ pour la somme de 2000 florins qui furent versés entre les mains de 3 négociants de Florence domiciliés à Marseille. Le pape Jean XXII, par une bulle du 22 décembre 1317, autorisa cette transaction et prononça la sécularisation du prieuré de Notre Dame de La Romieu, dont il conféra tous les droits spirituels et temporels à l'église Saint Pierre, fondée par le cardinal.

Le terrain ainsi déblayé, Arnaud d'Aux entreprit tout à la fois la construction d'un palais pour son habitation et celle de locaux destinés à un collège de Chanoines. A l'époque en effet les chanoines étaient fréquemment les bénéficiaires des nouvelles fondations religieuses. Sans doute les collégiales offraient elles, davantage que les monastères, la possibilité pour le fondateur et ses héritiers d'exercer un profitable droit de patronage.

Pour donner de l'éclat au service divin sa nouvelle collégiale, Arnaud d'Aux la dota richement et minutieusement en ornements : grande croix d'argent, calices de vermeil et d'argent, livres de chants, cloches, ainsi qu'un grand nombre de reliques insignes enfermées dans 14 châsses d'argent offertes par Jean XXII. On dénombrait parmi ces trésors de la piété : des restes des Saints Inocents, un fragment d'un pied de Saint Pierre, un éclat de la machoire de Saint Etienne, le bout d'un doigt de Saint Georges, un bras de Saint Timothée et un autre de Sainte Cécile, ainsi qu'un morceau de la croix du bon larron.

L'histoire postérieure de la fondation d'Arnaud d'Aux est surtout marquée par les dévastations qu'y commirent les Protestants en 1569. Après avoir pris Condom, le terrible Montgomery se porta devant les murs de La Romieu. Il s'empara de la ville et la pilla. La collégiale et l'église Notre Dame devenue paroissiale furent saccagées. Les Protestants emportèrent les châsses d'argent, ils brisèrent les sculptures, les bas reliefs et les tombeaux de la famille d'Aux, et ils firent périr un certain nombre de prêtres dans les flammes.

La révolution ayant amené la disparition du chapitre, l'église Saint Pierre fut choisie comme église paroissiale par les habitants de La Romieu. Cette décision provoqua la démolition de l'église paroissiale Notre Dame condannée comme trop petite, lézardée et malsaine, mais elle permit à la collégiale de nous parvenir sans trop de dommages.

L'église :

La collégiale Saint Pierre formait l'essentiel d'un essemble qui comprenait en outre un cloître et l'habitation des bénéficiers du chapitre, ou chanoinie, ainsi que le doyenné et le palais du cardinal situé au sud-ouest du cloître.

Très rapidement construite entre 1313 et 1318 (date à laquelle le cardinal d'Aux en fit lui-même la dédicace) elle a le plan d'une grande chapelle : un seul vaisseau suffisait en effet pour l'usage exclusif qu'en avaient les chanoines. Cependant ces proportions ne sont pas celles de la nef unique méridionale : pour une longueur totale de 36 mètres, la largeur dépasse à peine 9 mètres, alors que la hauteur sous clef atteind 15 mètres.

Suivant le témoignage de l'abbé Broconat, l'ensemble de l'église était peint : " dans le sanctuaire, à l'entrée, figuraient les deux titulaires de l'église, Saint Pierre, du coté de l'Evangile, et Saint Paul, du coté de l'Epître, et rangés dans les divers compartiments de la voûte, des anges balançaient un encensoir d'or en le dirigeant vers l'agneau représenté sur la clef. Dans la nef étaient peints debout, du coté de l'Epître, les quatre grands et les 12 petits prophètes, chacun des personnages ayant à la main une banderolle sur laquelle se lisaient quelques titres de ses prophéties. Du coté de l'Evangile, on voyait les apôtres et les Evangélistes".

Or en 1864 on décida un décapage général pour mettre à nu l'appareil de pierre de taille. Du décor peint ne subsistent dans l'église que trois écussons découverts sur le tympan intérieur de la porte d'entrée, sous plusieurs couches de badigeon. Deux de ces écussons sont semblables et portent les armoiries des seigneurs d'Aux, patrons du chapitre; ils sont séparés par l'écusson du seigneur de Firmacon.

La Tour de la Sacristie :

L'église est flanquée au nord-est et au nord-ouest de deux tours. On rapprochera ce parti d'ensemble de celui de certains "chateaux gascons" contemporains, caractérisés par une "salle" unie à deux tours.

La plus monumentale des deux tours de La Romieu est celle de l'est, de forme octogonale. Peut être doit on évoquer à son sujet l'exemple du château que les sires de Firmacon avaient fait construire, non loin de là, au Mas d'Auvignon. Epaulée par six vigoureux contreforts, la tour de La Romieu comporte 3 belles salles superposées, voûtées d'ogives et éclairées par des fenêtres étroites. On passe d'un étage à l'autre à l'aide d'un escalier à vis enfermé dans une tourelle carrée. Traditionnellement on identifie la salle inférieure avec la sacristie (c'est encore sa destination actuelle), la seconde avec la salle capitulaire et la troisième avec la salle des archives, l'ordre des deux dernières étant parfois interverti. Couronnant l'ensemble, un belvédère, ajouré sur chacune de ses faces de 2 grandes fenêtres tréflées, annonce les constructions aériennes qui se développeront dans les parties hautes des châteaux forts à la fin du XIVè siècle. Il est surmonté d'une balustrade découpée de petites roses.

Probablement les 3 salles étaient elles peintes, mais seule la sacristie a conservé son décor. Dans les compartiments de la voûte, 16 anges tiennent les couronnes, jouent de la trompette ou balancent un encensoir. La tête nimbée de rayons, selon une formule très répandue dans le Sud Ouest de la france à la fin du XIIIè siècle et dans la première moitié du XIVè, ces sillouettes gracieuses se détachent sur un fond blanc. Sur les murs des quadrilobes renfermant des écussons armoriés, le plus souvent indistinct, alternent avec des octogones. Ceux ci portent dans les rangées inférieures des personnages à mi-corps et dans les parties hautes des murs un décor abstrait.

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Horaires des visites

Horaires d'Ouverture : Attention dernière entrée 40 mn avant la fermeture

  • Janvier
  • Février
  • Mars
  • Avril
  • Mai
  • Juin
  • Septembre
  • Juillet
  • Août
    • Octobre
    • Novembre
    • Décembre
    Lundi au

    Samedi

    10h à12h

    14h à18h

    10h à 12h30 13h30 à18h30
    9h30 à18h30
    9h30 à 19h00
    10h à12h

    14h à18h

    Dimanche

    14h à18h

    14h à18h00

    14h à18h30

    14h00 à 19h00

    14h à18h

    Fermé le 1/01, le 1/11, le 25/12. Pas de visites durant tous les offices religieux.

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    Tarif des visites

    Individuels *

    (12 ans et plus)

    Groupes **

    (10 personnes minimum)

    Prix par personne
    4,80 Euros
    3,80 Euros

    Les enfants de 12 ans et moins sont nos invités privilégiés

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    Visite de groupe

    Les visites guidées présentent :

    * le cloître (avec explication de la fondation du village, et de la collégiale)

    * l'église (avec la découverte du fondateur de l'ensemble)

    * la sacristie (fresque du XIV ème siècle)

    Individuels *

    (12 ans et plus)

    Groupes **

    (10 personnes minimum)

    Prix par personne
    4,80 Euros
    3,80 Euros

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    Visite virtuelle

    Cliquez ici

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    L'actualité

    JUILLET 2008

    2 moines ont fondé la romieu

    Les Bénédictins

    le pelerinage de st jacques de compostelle

    Pèlerin de st Jacques

    collegiale vue nord

    La collégiale du XIV

    fresques de la romieu

    Les fresques de la sacristie

    cloitre de la romieu

    Cloitre et tour - La Romieu

    choeur de l'église st pierre

    Le choeur de l'église depuis l'extérieur

    statue de pelerin

    Statue de pèlerin à la sortie

    de La Romieu

    tympan de la collagiale de la romieu

    Porte de l'église St Pierre

    portail du cloitre de la romieu

    Portail du cloître

    rosace sur le tympan, la romieu

    Rosage triangulaire désaxée

    au dessus du parvis de

    l'église St Pierre

    vue aerienne de la romieu gers

    Vue aérienne de La Romieu

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