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Présentation

Les Chemins vers St Jacques de Compostelle existent depuis plus de mille ans et il sont aujourd'hui le premier itinéraire culturel Européen.

En novembre 1998 c'est l'UNESCO qui inscrivait les chemins de Saint-Jacques au patrimoine mondial de l'humanité, prônant ainsi la sauvegarde du patrimoine historique, littéraire, musical et artistique créé par les pèlerinages.

Le pélerinage de St Jacques de Compostelle, en France, passait esentiellement par quatre chemins principaux :

  • Le premier, la Via Tolosana (ou voie toulousaine : 525 km d'Arles à Somport), partant d'Arles, vient d'Italie, et passe par St Gilles, Montpellier, St-Guilhem-du-désert, Castres, Toulouse, Auch, Pau et le Col du Somport.
  • Le second, la Via Podiensis (750 km du Puy à Ostabat), qui vient de Suisse, part du Puy-en-Velay et passe par Conques, Cahors, Moissac, St Jean Pied de Port et Ostabat. L
  • e troisième, la Via Lemovicensis (ou voie limousine : 820 km de Vézelay à St Jean Pied de Port), part de Vézelay et traverse St Léonard de Noblat, Périgueux, Bazas, St Seven, avant d'arriver à Ostabat.
  • Le quatrième est le "Grand Chemin" (Via Turonensis : 915 km environ de Paris à St Jean Pied de Port) qui vient du Danemark et de Belgique ; il passe par Paris, Chartres (ou Orléans) et descend vers Tours, Châtellerault, Poitiers, Lusignan, Melle, la Saintonge, Blaye, Bordeaux, Gradignan, Bélin-Béliet, Labouheyre, Dax, Sorde-l'Abbaye, St Palais, Ostabat, St-Jean-Pïed-de-Port, puis arrive en Espagne par Ronceveaux.

Les 4 voies se réunissent en une seule à Puenta-La-Reina, en Espagne : C'est EL CAMINO FRANCES

« ...Si ces quatre voies françaises ont été plus fréquentées que d ’autres, on considérera davantage un réseau de voies ou même un semis de lieux-halte. Ainsi, le pèlerin au Moyen-Age, comme parfois aujourd’hui, se dirigeait vers Saint-Jacques, de sanctuaire en sanctuaire, et tous ces objectifs intermédiaires constituaient son chemin de foi… »

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Historique

Saint Jacques dit le Majeur est l'un des 12 apôtres du Christ. Il est le frère de Saint Jean.

Le pèlerinage est né de la découverte vers l'an 800 du sépulcre de Saint Jacques, frère de Saint Jean l'évangéliste et grand martyr de la chrétienté. D'après la tradition de l'Église et des écrits remontant au XIIe siècle, Saint Jacques aurait quitté le Proche-Orient avec pour mission de prêcher la parole du Christ dans la péninsule ibérique. Rentré en Palestine, il fut décapité sur ordre du roi Hérode Agrippa. Son corps fut livré en pâture aux chiens. Recueillie par ses compagnons, sa dépouille fut portée dans une embarcation. Guidée par un ange, l'esquif franchit le détroit de Gibraltar avant de s'échouer sur les côtes de Galice.

Son tombeau aurait donc été retrouvé quelques centaines d'années plus tard, au début du IXe siècle, par l'ermite Pelayo (ou Pelagius) qui déclara avoir eu une révélation dans son sommeil. Il aurait été guidé par une étoile dans le ciel, d'où une des étymoligies avancées pour Compostelle : Campus Stellae ou champ de l'étoile.

Théodomire, évêque d'Ira-Flavia (aujourd'hui Padrón), reconnut ce tombeau comme étant celui de Saint Jacques en 835 et le roi Alphonse II des Asturies y fit édifier une église. Il faudra toutefois attendre l'année 1884 pour que le pape Léon XIII officialise la reconnaissance du tombeau de Saint Jacques par l'Église.

Pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle

Le pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle est un pèlerinage chrétien, qui mène à la ville de Saint-Jacques-de-Compostelle en Galice (Espagne), où seraient conservées les reliques de Saint Jacques, apôtre du Christ. Au Moyen Âge, il comptait parmi les trois grands pèlerinages que tout bon chrétien se devait d'effectuer, avec :

  • celui de Rome, par la via Francigena, et le recueillement sur les tombeaux de Saint Pierre et Saint Paul
  • celui de Jérusalem, avec le recueillement sur le Saint Sépulcre.

Au cours des Xe et XIe siècle, le culte de Saint Jacques étroitement lié en Espagne à la Reconquista commença de se répandre et le pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle devint l'un des plus importants du Moyen Âge.

Des quatre coins de l'Europe, les pèlerins de Saint Jacques, qu'on finit par surnommer "jacquets", quittaient leur foyer et traçaient leur route vers la Galice. Pour des raisons pratiques, ils finirent par converger sur des voies précises et des lieux de rassemblement se constituèrent à Paris, Vézelay, Le Puy-en-Velay et Arles. Quatre voies principales se mirent en place sous l'impulsion des grandes abbayes avec un système d'aide aux pèlerins reposant sur des hospices, des chapelles et des étapes. Les rois de Navarre et de Léon améliorèrent de leur côté les routes et construisirent des ponts afin de faciliter les pérégrinations.

Le pèlerinage n'en restait pas moins semé d'embûches et il n'était pas rare que des pèlerins périssent avant d'arriver à destination. Aux intempéries succédaient des brigands surnommés coquillards, bien heureux de profiter de l'aubaine que représentaient ces braves gens en les détroussant lors de péages imaginaires, quand ce n'était pas tout simplement pour les laisser pour morts.

Les pèlerins avaient pour coutume de rapporter puis de se voir remettre comme témoignage de leur voyage des coquilles de pectens, qu'ils fixaient à leur manteau ou à leur chapeau, d'où le nom de coquilles Saint-Jacques donné par la suite à ces mollusques. La coquille Saint Jacques était le signe à l'issue du voyage que c'était un homme nouveau qui rentrait au pays. Elle deviendra l'un des attributs reconnaissables du pèlerin, avec le bourdon, la besace et le chapeau à larges bords.

Le Chemin de Saint-Jacques a sans nul doute donné naissance au premier réseau d'entraide en Europe, avec notamment la construction de centres religieux, l'ouverture de nombreuses hôtelleries, l'amélioration des infrastructures routières, etc.

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Le Chemin du Puy ou VIA PODENSIS

La via Podiensis (ou route du Puy) est l'un des chemins du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle, qui part du Puy-en-Velay et se prolonge jusqu'au col de Roncevaux et, de là, à Saint-Jacques-de-Compostelle.

Avant le Puy, à partir de Genève, existe la via Gebennensis, qui recueille les pèlerins suisses et allemands et aboutit à la via Podiensis. De Genève à Pampelune, les deux chemins (via Gebennensis + via Podiensis) sont balisés en tant que sentier de grande randonnée GR 65.

En l’an 950, Godescalc, évêque du Puy-en-Velay, se rend en pèlerinage à Saint-Jacques-de-Compostelle. Il est le premier pèlerin non hispanique à effectuer le pèlerinage à Compostelle.

C’est une véritable troupe qui se déplace. Outre l’évêque et les membres du clergé l’accompagnant, on y compte des troubadours, jongleurs, pâges au service des ecclésiastiques, des barons et sénéchaux, tous ces beaux messieurs étant protégés par de nombreux gens d’armes : archers et lanciers.

Le parcours suivi est bien mal connu, et pourtant quelques cités n’hésitent pas à revendiquer leur passage.

Par contre, ce pèlerinage est authentifié par les écrits de Gomesano, moine du couvent espagnol de Saint-Martin d’Albeda (proche de Logroño) : « L’évêque Godescalc, animé d’une manifeste dévotion, a quitté son pays d’Aquitaine, accompagné d’un grand cortège, se dirigeant vers l’extrémité de la Galice pour toucher la miséricorde divine en implorant humblement la protection de l’apôtre saint Jacques. »

Il faut aussi mentionner le pèlerinage du comte de Rouergue en 961, Raymond II, qui fut tué en cours de route par les Sarrasins.

Les hôpitaux Saint-Jacques sur la via Podiensis

Au Moyen-Âge, le terme « hôpital » désignait un lieu d'assistance et d'asile plutôt qu'un établissement de soins. On y recevait les « pauvres du lieu et pauvres passants », c'est-à-dire tous les voyageurs, dont les pèlerins, pauvres « spirituels », qui, même riches, s'étaient dépouillés volontairement pour prendre la route et « suivre pauvres le Christ pauvre. » Le vocable sous lequel l'hôpital était placé n'est pas sans importance : on pense que celui de « saint Jacques » recevait essentiellement une clientèle de pèlerins venant de Galice sans, bien entendu, que la porte ait été fermée aux autres voyageurs.

Dans le Guide du Pèlerin, Aimery Picaud note au Chapitre XI, de l’accueil à faire aux pèlerins de Saint-Jacques : « Les pèlerins pauvres ou riches qui reviennent de Saint-Jacques ou qui y vont doivent être reçus avec charité et entourés de vénération. Car quiconque les aura reçus et hébergés avec empressement aura pour hôte non seulement saint Jacques, mais Notre Seigneur lui-même, ainsi qu’il l’a dit dans son évangile : qui vous reçoit, me reçoit. »

À chaque passage difficile (rivière, montagne), les asiles assuraient de surcroît le service d’un bac, l’entretien d’un pont ou la protection de ceux qui passaient les cols. Les hospices étaient d’autant plus modestes qu’ils étaient nombreux. Ils ne pouvaient héberger habituellement que de trois à vingt-cinq personnes ; chaque pèlerin ne pouvait y rester qu’une ou deux nuits à moins d’être malade et les pauvres n’y étaient admis que s’ils n’avaient pas la force de mendier. Le personnel était réduit : le « maître » nommé à vie ou pour un temps (souvent trois ans) et un ou deux frères, une ou deux sœurs pour l’entretien, la préparation des repas et le travail des terres attenantes. Sous le contrôle et la protection des évêques, des municipalités ou des souverains, ils jouissaient de privilèges, telle l’exemption d’impôts. Legs et dons accroissaient leur patrimoine aux revenus duquel pouvaient s’ajouter le produit des quêtes et le bénéfice tiré de différents droits.

Ainsi, nous trouvons sur la via Podiensis des hôpitaux Saint-Jacques au Puy-en-Velay, Saugues, l’Hospitalet (actuellement la Chapelle Saint-Roch de la Margeride), Figeac, Varaire, Cahors, Moissac, La Peyronelle (à l'entrée de Lectoure), Lectoure, La Romieu, Condom (hôpitaux de Saint-Jacques de Teste et de Saint-Jacques de la Bouquerie).

Ils constituent des jalons incontestables du passage des pèlerins d'antan dans ces localités.

Le chemin actuel dans le Gers :

  • Saint-Antoine-sur-l’Arrats.
  • Flamarens son château.
  • Miradoux, ancienne bastide.
  • Lectoure, la cathédrale Saint-Gervais-Saint-Protais.
  • La Romieu et sa collégiale Saint-Pierre.
  • Condom et son église abbatiale.
  • Larressingle.
  • Beaumont sur l'Osse et son Pont d'Artigues.
  • Montréal-du-Gers.
  • Lauraët.
  • Lagraulet-du-Gers.
  • Eauze.
  • Manciet.
  • Nogaro
  • Barcelonne-du-Gers

chemin du puy en velay

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Le chemin de Rocamadour (GR 652)

De Figeac, les pèlerins gagnaient Rocamadour afin de se reccueillir dans le sanctuaire quercinois de Notre-Dame de Rocamadour, quitte à faire un petit crochet vers le Nord.

Une fois parvenu à Rocamadour, le pèlerin faisait souvent le choix de se diriger vers Agen, où il pouvait bénéficier de 4 hopitaux ou prieurés hopitaux.

L'actuelle voie du GR 652 va de Rocamadour à La Romieu, passant par Penne d'Agenais, Agen et Moirax. Elle parcours 250 km de sentier qui ont été nouvellement balisés.

Le GR 652 rejoint le GR 65 à La Romieu.

chemin de rocamadour

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L'actualité

MAI 2008

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